Description du parcours
DÉPART : Pitzinurri 369 m (alt.)
ARRIVÉE : Gonnosfanadiga 227 m (alt.)
DONNÉES TECHNIQUES PASSAGE PAR ARBUS :
- Longueur : 28,80 km
- Dénivelé : +716 m et –858 m
- Pente maximale +13,0 %
- Pente minimale -16,2 %
- Point culminant : Passo Genna Sciria 462 m alt.
DONNÉES TECHNIQUES PASSAGE PAR GUSPINI :
- Longueur : 29,60 km
- Dénivelé : +636 m et –778 m
- Pente maximale +11,7 %
- Pente minimale -16,1 %
- Point culminant : Montevecchio Piazza Rolandi 373 m alt.
Déviations possibles pour visiter des lieux remarquables :
ALLER-RETOUR PISCINAS
Longueur : 15,62 km
Point de départ/arrivée (bifurcation pour la plage de Piscinas, sortie d’Ingurtosu) : h : 258 m (alt.)
Point le plus bas (début de la plage de Piscinas) : h : 15 m (alt.)
DESCRIPTION DE L’ÉTAPE :
Après avoir pris la route SP66 en descente, on rencontre bientôt l’escalier qui mène à l’église dédiée à Sainte-Barbe d’Ingurtosu. En poursuivant sur la route, on entre dans le village minier d’Ingurtosu, encore partiellement habité, et on passe sous le passage couvert de la structure du “Château”, le palais de la direction de l’ancienne mine d’Ingurtosu nommé ainsi pour le style typiquement teutonique de son architecture.
L’élégante construction en granit était également le centre de la vie culturelle des notables de la société qui, sous la direction de l’ingénieur Hoffmann, aspiraient à faire d’Ingurtosu l’un des centres miniers les plus importants au monde.
Après avoir dépassé le bâtiment de la direction, on arrive à une bifurcation : en prenant à gauche, on accède à l’itinéraire 1* de l’aller-retour jusqu’à la plage de Piscinas ; en continuant tout droit, l’étape se poursuit.
Poursuivant sur l’itinéraire principal, la route commence à monter : on emprunte une piste très riche en vestiges miniers témoignant de l’activité intense de toute cette région.
Peu après la montée, on descend vers le puits Casargiu, puis on remonte vers le puits Fais, d’où continuent de s’écouler les eaux riches en sulfures qui, à partir de là, colorent en rouge intense les eaux du Rio Irvi. En poursuivant, on rencontre le grand puits Amsicora, puis l’on monte jusqu’au niveau du barrage et du bassin de Donegani.
En continuant sur la piste, on passe devant le chantier et le puits Sanna, en circulant sous l’arc particulier en béton armé, et l’on arrive à l’hôtel Sartori, juste à la sortie du hameau minier de Montevecchio.
Avant d’arriver à Montevecchio, sur le côté gauche de la route, il est possible d’observer le chantier Asuni et les ruines du dortoir des trieuses (les femmes chargées de la séparation manuelle des pierres riches en minerai des stériles), où, le 4 mai 1871, 11 ouvrières, femmes et enfants, périrent tragiquement lors de l’effondrement d’un réservoir d’eau situé au-dessus de ces locaux.
Enfin, après avoir dépassé la Piazza dei Cervi, on atteint le village minier de Montevecchio, encore partiellement habité, où il est possible, sur réservation, de visiter la Palazzina della Direzione (encore meublée d’époque).
Ce bâtiment prestigieux, conçu et construit à l’initiative de Giovanni Antonio Sanna entre 1870 et 1877, était le cœur battant des établissements miniers de Montevecchio et devait accueillir les bureaux administratifs, la résidence du directeur et une petite église. Au fil du temps, la Palazzina perdit sa fonction résidentielle et fut presque entièrement destinée aux bureaux.
Construit sur un plan rectangulaire, l’édifice arbore des formes classiques et néo-renaissantes. Derrière l’entrée principale se trouve la petite église dédiée à Sainte-Barbe, sainte patronne des mineurs.
Sur la place centrale du hameau, où se trouve la Palazzina della Direzione, de l’autre côté de la route, on trouve également le bâtiment de l’hôpital. En prenant la SP66, on commence à descendre sur l’itinéraire qui longe tout le secteur des installations minières de Montevecchio di Levante.
PASSAGE PAR ARBUS
Après le premier virage en descente sur la SP4, on rencontre la bifurcation pour Arbus, que l’on prend à droite, en commençant l’ascension qui grimpe jusqu’au plateau, souvent fouetté par le vent de mistral, où se trouvent les ruines du village Righi.
D’ici, la route monte encore jusqu’à Genna Sciria (462 m alt.), le point culminant de l’étape. Une fois le col franchi, on commence à descendre vers la périphérie nord d’Arbus, atteinte après environ 1,4 km.
Après avoir traversé l’agglomération d’Arbus, où il est possible de visiter l’église San Sebastiano, le Musée d’archéologie marine et le Musée du couteau, on poursuit l’étape en descendant vers la zone sud, jusqu’à la petite zone artisanale/industrielle, où l’on prend une petite route, partiellement goudronnée et partiellement en terre. En prenant à droite, elle descend vers le hameau de San Cosimo, sur la commune de Gonnosfanadiga, où l’on peut voir la Tombe des Géants du même nom.
La Tombe des Géants de San Cosimo est l’une des plus grandes constructions mégalithiques de l’île. Elle a livré un artefact qui pourrait être la plus ancienne importation mycénienne retrouvée sur un site archéologique sarde. Le site accueille un véritable parc archéologique, comprenant également une autre tombe du même type, plus petite, ainsi que deux nuraghes. Connue aussi sous le nom de sa grutta de santu Giuanni, réalisée en granit et de dimensions imposantes (elle mesure trente mètres de long et son exèdre large de 26), la sépulture fut considérée par Giovanni Lilliu comme la plus grande tombe de Géants connue jusqu’alors.
En poursuivant sur l’itinéraire, il faut traverser le Rio Terramaistus : cela est possible si le rio est à étiage, auquel cas on emprunte le chemin en terre qui part au sud, on fait le gué, puis on continue en tournant à gauche en prenant les routes agricoles asphaltées.
Si le rio est en crue, il est nécessaire de continuer tout droit et de s’engager sur la SP04 pour parcourir un peu plus de 1 km, puis, en tournant à gauche, reprendre le chemin en terre.
En poursuivant sur les routes agricoles, on arrive à Gonnosfanadiga où, au début de la via Ugo Foscolo, on retrouve le parcours emprunté avec le PASSAGE PAR GUSPINI. On termine l’étape en traversant la ville jusqu’à atteindre l’église Sainte-Barbe.
PASSAGE PAR GUSPINI
En sortant de la place Montevecchio, on descend par la SP66 – SP4 et l’on emprunte les virages qui mènent à proximité de l’entrée de la place de l’ancien site minier de Piccalinna, où une série de bâtiments – tous en pierres apparentes et décorés de briques – constituaient autrefois le noyau opérationnel de ce chantier minier : le puits San Giovanni et la lampisterie, la salle des machines, la salle des compresseurs et le local électrique, la laverie Piccalinna, les bureaux et la forge.
Depuis l’esplanade de la mine, on peut également observer les ruines de la laverie Principe Tommaso, puis, un peu plus loin, le puits Sartori avec ses caractéristiques bassins d’eau.
En sortant de l’enclos du complexe minier, on reprend la départementale qui descend jusqu’au village de Sciria et de la brasserie artisanale voisine, puis on tourne à gauche pour emprunter la piste qui fut l’ancienne voie ferrée, en direction de Guspini.
On poursuit sur cette piste jusqu’à rencontrer l’ancienne station-relais n° 8, Stazione Nurraci, et de là, on prend la piste qui s’oriente vers l’agglomération de Guspini, devenant via A. Gramsci.
À Guspini, on atteint d’abord l’église San Nicola di Mira, puis on poursuit vers le site géologique des Basalti Colonnari.
Les Basalti Colonnari sont une formation géologique très rare, présentée sous forme de paroi de prismes basaltiques verticaux, hauts de vingt mètres et juxtaposés l’un à l’autre, en forme de “tuyaux d’orgue”. Ce site, situé en plein centre de Guspini, provient d’un petit cône volcanique dont la lave, en refroidissant lentement et progressivement, a créé des fissures verticales en forme de colonnes, délimitant ainsi des prismes à section polygonale, et est aujourd’hui classé monument naturel.
En suivant d’abord via Spano puis via Carbonia en direction sud, on rejoint le rond-point où, en prenant la troisième sortie, on accède à la SS194, que l’on suit pour sortir de Guspini et rejoindre la périphérie nord de Gonnosfanadiga. Peu avant d’arriver, on tourne à gauche puis à nouveau à gauche, pour emprunter la partie finale de la SP4 et se raccrocher au PASSAGE PAR ARBUS, au niveau de la via Ugo Foscolo.
1* ALLER-RETOUR PISCINAS
Avec une descente d’environ 7,8 km et une montée de même longueur à une pente de 3,5 %, ce long aller-retour permet de rencontrer de nombreux témoignages de l’ancienne activité minière.
À la sortie du village d’Ingurtosu, peu après, sur la gauche, on trouve le puits Gal, qui doit son nom à Paul Gal, président du conseil d’administration de Penarroya, multinationale française propriétaire des mines de Pertusola en Italie dans les années vingt du siècle dernier. Le puits, situé sur le chantier Harold, atteint une profondeur d’environ 200 mètres et fut mis en service en 1923. Le puits Gal avait pour objectif l’exploitation souterraine des gisements blendeux du filon Brassey, traités dans la laverie voisine par flottation, et fut utilisé dès 1926.
Aujourd’hui, le site minier a été restauré et converti en musée multimédia “de la mémoire minière”, visitable sur réservation.
Au terme de la route goudronnée, on rencontre les ruines du puits Lamberti et les vestiges du village minier de Naracauli.
Peu après, descendant la piste, on peut admirer l’imposante ruine de la laverie Brassey, qui montre encore le soin architectural apporté aux bâtiments industriels du début du XXe siècle. Située dans le village abandonné de Naracauli, elle porte le nom du propriétaire de la mine, l’Anglais Lord Thomas Allnutt Brassey, et entra en fonction au début des années 1900. Destinée spécialement au traitement des minerais blendeux, le zinc y était prélevé principalement ; l’installation était desservie par divers puits voisins, grâce auxquels on acheminait le minerai à la laverie par funiculaires et voies ferrées à voie étroite. L’usine servait à séparer les parties minéralisées du gangue quartzeuse et fut pendant des années un des principaux sites hydrogravimétriques de Sardaigne. Démantelée dans les années soixante-dix, elle est aujourd’hui l’une des icônes les plus évocatrices et significatives du patrimoine architectural minier de la Sardaigne.
En poursuivant sur la piste, on rejoint le parking de la plage de Piscinas, à proximité du monument de l’Ara del Sole, œuvre du sculpteur Pietro Casella.
Arrivés à la plage, il faut reprendre la route empruntée à la descente et remonter jusqu’à Ingurtosu pour poursuivre l’itinéraire.